Quand les HLM deviennent des objets de désespoirs pour les natifs natifs – n°1

A quoi cela sert-il d’essayer de pratiquer la main tendue et de tout faire au détriment de sa propre existence pour comprendre celui qui ne veut pas comprendre.

Un homme de ma Ville, Homme au sens plein du terme (responsable, humain, social et tutti quanti)  m’a dit un jour à propos de tout autre chose « on ne peut pas forcer un âne à boire quand il ne veut pas » cela m’avait fait rire ! Sotte que j’étais, aujourd’hui j’applique son axiome à ce que je vis tous les jours ici à Crespy à Talence.

Oui, certes je n’aurais jamais pensé que je finirais dans ce type de logement, ben oui, c’est ainsi. Mais ce qui me semble terrible c’est que des bailleurs sociaux aient, aussi près de  l’Hôtel de ville, dans un secteur classé « résidentiel » par le Fisc, ce qui permet de faire payer de fortes taxes d’habitation à ceux qui ont trois sous (car ceux qui ont plus peuvent se loger ailleurs avec des taxes d’habitations bien moins élevées – je parle de ma Ville ici et maintenant),  mis  en place de nombreux fauteurs de troubles car c’est le cas ici et maintenant, des familles dont les enfants n’ont jamais été surveillés par des parents aimants et conscients de leurs devoirs de parents qui n’est pas seulement d’aller procréer selon quelques édits religieux dont on n’a que faire aujourd’hui et maintenant (ne vous y trompez pas je suis Catholique). Présidente de l’association des Locataires civils de ma résidence je suis tous les jours confrontée aux  incivilités graves des enfants de ces parents, je suis confrontée au désespoir des gens ne pouvant partir d’ici faute de revenus suffisants, ALORS QUOI PERSONNE NE VEUT ÉCOUTER ? PERSONNE N’ENTEND ?

TOUT LE MONDE S’EN FOUT !

ON M’A SUSURRÉ : « ARMONS-NOUS et PARTEZ » – ben je l’ai fait avec courage et détermination,  mais je vais jeter l’éponge… Car comment continuer à vivre en oubliant que l’on a le droit d’exister soi-même. à plus de 68 ans on se permet de réfléchir. Et surtout de comprendre que celui qui ne veut pas entendre c’est celui qui veut la place et les avantages et ne rien donner en échange. Pas de respect, que de l’arrogance et de la destruction…

Pourquoi ne plaint-on pas les gens dont l’enfance s’est passée dans un minable logement étriqué avec un cabanon au fond de la cour comme WC, ou sur le palier, de l’eau courante quelquefois aussi sur le palier et souvent à la pompe ou au puits dans les années 1950  et même 1960 en France ? Ces enfants qui partaient rarement en vacances, n’ayant pas de « travailleurs sociaux » pour les prendre par la main ou pour secouer l’arbre à sous de la République ? Ces enfants-là je les ai connus, la réponse à leur enfance était le travail, le respect, et tenter de trouver une place dans la société. Et ils ont souvent reçu en réponse le manque de respect d’un patronat de plus en plus exigeant, de partis politiques ne pensant qu’au pouvoir ou aux lendemains qui chantent (oui pour certains c’est tout, non le travail n’était pas facile, non trouver un logement n’était pas facile, non on ne parlait pas de « discrimination positive », non on ne vous faisait pas sauter les échelons parce que vous ne veniez pas de milieux aisés, non la « méritocratie » ne s’ouvrait pas pour tous – loin s’en faut, et encore quand elle s’ouvrait c’était souvent pour constituer le corps admirable des « Hussards noirs de la République ». Celles et ceux qui nous ont appris à parler le Français, à écrire convenablement, nous ont seriné les tables de multiplication et les règles de grammaire, sans oublier la leçon dite de morale tous les matins !

Je sais que jusqu’à présent nul n’a encore parcouru ces quelques « articles » mais peut me chaut du verbe chaloir qui n’est plus usité !

C’est pour moi un excellent exercice pour journaliser (pardonnez cette expression personnelle) mes ressentis, car jusqu’à présent je ne l’avais pas encore mis en pratique.

A bientôt.

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